vendredi 19 juillet 2013

Je vous écris parce que je suis coupable. Aujourd'hui j'ai fait du mal à une personne. J'en tremble encore. J'ai honte. Je me hais. Je pensais vraiment être une victime, des fois, et une bonne personne, d'autres fois. Mais en faite, je ne suis qu'un monstre. Un petit monstre qui n'a pas sa place, ni ici, ni là-bas.

Mon utilité n'est que moindre, ma respiration n'est que voler de l'oxygène à d'autres. Ma consommation n'est que gaspillage. C'est à mon grand regret que je vous écris pour me rabaisser plus bas que terre, car aujourd'hui est un jour noir. Aujourd'hui, ce dont je pensais il y a un an, me revient en pleine figure. Ce qui me semblait insensé ces derniers temps, reprend tout son sens en cette journée où ma tête est plongée dans le noir. Un an pour tout oublier, cinq minutes pour tout repenser. 

TOI, PAS MOI.

En treize touches, en treize caractères je viens de rouvrir les portes du passé, je viens de tout gâcher. Vais-je devoir recommencer ? Si près du but, si près du bonheur pur ! Il est 15:10 et rien ne me donne plus envie que de fermer les yeux, de ne penser à rien, et de faire comme si jamais rien ne s'était passé.

En fermant les yeux, en oubliant tout. Je redeviens la bonne personne que je pensais être. Je redeviens celle qui méritait sa place. Je redeviens celle qui aime et est aimée en retour. Le problème, c'est que tant que je ne serai pas morte, mes yeux se rouvriront à un moment ou à un autre. La lumière du jour repassera par mes pupilles pour y laisser transparaître la dure réalité. Me montrer que non, je n'ai rien à faire ici. Ni là-bas d'ailleurs.

Sur ce, je m'en vais faire couler mon mascara, faire les cents pas et puis j'en sais rien, me nuire ou même me laisser mourir.

mardi 16 juillet 2013




Mais putain, on fait quoi alors quand on se voit déchiré entre le fait d'être heureux et le fait de déprimer ? Mais tu sais bien, être heureux alors que quelque chose ne va pas, c'est toujours la tristesse qui prendra le dessus. Tu m'exaspères. Être souriante, heureuse puisque j'attendais ça depuis si longtemps ! Besoin de partager mon sourire ! Et...en faite non, l'autre n'est pas d'accord. Cette personne va chercher le côté négatif, la dispute éclate comme un verre qui tombe un sol. Je ne m'attendais pas à une telle tournure! Et voilà qu'il y a des bouts de verre à éviter. C'est des cris qui fusent, mais putain, pourquoi? Il y a trente minutes j'étais heureuse. Je me disais, peu importe mes vacances pourries, j'ai réussi, enfin ! Mais quelqu'un en a décidé autrement. Alors je suis triste.

Mais départ j'étais si reposée, enfin, ça c'était arrangé. Et de là, un cercle vertueux. Ces temps sont quand même délectables. Je me sens bien avec Lui, avec Eux. Bien qu'ils me manquent. Et cette nouvelle ne vient que donner la touche de peinture qu'il manquait à mon tableau.

MAIS QUELQU'UN A DÉCIDÉ QUE LE POT DE PEINTURE SERAIT VIDE.  

Ça m’écœure, ça m'emmerde, ça me gonfle.

Ou alors, serait-ce moi qui cherche toujours ce qui ne va pas ? Oh non, pas cette fois.
Non. Parce que cette fois je le promets, j'ai ouvert la porte avec un grand sourire.


dimanche 2 juin 2013

De toute façon, tu ne le liras pas.

Alors je me permets d'écrire. Tu ne le liras pas, parce que tu t'en fous, ou je ne sais pas, en tout cas ça ne t'intéresses pas. Pourquoi alors je l'écris ici, si tu ne le liras pas ?  Parce que j'en ai marre, j'ai besoin de cracher ça quelques part. Et puis, qui sait, si ça se trouve, tu le liras peut être parce que ton intuition te le demandera. Je vis trop dans mon imagination...

J'ferais mieux de laisser tomber, parce qu'il parait que je n'ai pas le droit de ressentir ce que je ressens là, en ce moment. Ces derniers temps. Ces derniers mois. Il parait que c'est abusif, stupide, crétin. Mais je fais quoi alors? La fille qui n'écoute pas ce qu'elle ressent pour se conformer, parce qu'il faut laisser les autres tranquilles? Mais si je ressens ça, ce n'est pas pour rien. 

J'ai l'impression de te perdre, de te voir partir. Tu me diras: "mais non", ils me diront: "mais non". Mais alors, pourquoi me fais-je des idées? Quel mal il y a à avouer ses sentiments? Oui ! Je suis jalouse ! Oui, j'ai peur qu'elle prenne ma place, que je devienne la simple amie, la connaissance, la personne qu'on voit de temps en temps. Que les secrets ne soient plus partagés, qu'il n'y ait plus de complicité. Ne plus être une des premières personnes à qui tu penses quand tu veux faire quelque chose. Quand tu veux raconter quelque chose. Quand tu veux te confier. Ou juste te marrer.

J'abuse. On va me le dire, on me le dit, on me le disait. "Il traine avec qui il veut, t'es pas sa copine non plus, t'as pas à lui dire avec qui trainer". Non. C'est vrai. Mais moi, j'aimais bien ma place.  

- Mais non tu ne l'as pas perdu ta place, abuse pas, laisse le tranquille un peu.
- Pourquoi je ne le vois plus alors ?
- Parce que t'es en plein exa. 
- Pourquoi on ne se parle plus trop alors ?
- J'en sais rien.
- Elle a pris ma place.
- Mais non.

Et on fait quoi alors quand on est tiraillé entre ce qu'on ressent et ce qui est connoté comme abusé ? On souffre en silence ? Pour ne pas faire chier ? 

J'en sais rien, vois-tu. Ce dont je suis sûre, c'est que tu me manques, que j'ai l'impression de gentiment perdre l'amitié si chouette qu'on avait. Que notre relation se dégrade, qu'elle n'est plus la même.

De toute façon...au final... il n'y a pas de solution. Tu te diras "Mais elle abuse ! Pour qui elle se prend ! " Et moi...Bah moi, j'en serai toujours au même point. Je t'attendrai bêtement mais toujours avec un petit espoir que ça change.

Sur ce, je ne sais plus quoi dire.

samedi 1 juin 2013

10'000



Je sais pas ! je ne sais pas où je trouve encore la force de rire et de prendre du plaisir quand je me suis vidée de mon énergie, entre autre par mes larmes. Quand on pleure tête contre table. Quand on tourne en rond dans une pièce étroite où l'oxygène a été consumé jusqu'au bout. On vit dans la fumée, entre trois canettes de Red Bull et deux tasses où le café a eu le temps de sécher. C'est dégueulasse, t'es dégueulasse. Juste le temps de prendre une douche, c'est les deux minutes où on ne pense plus, où tout est vide. Mais même ça, c'est perdre du temps, je perds du temps je perds du temps sur mes révisions. Il faut s'y remettre sinon je crève. Je crève de toute façon en révisant. Et les murs se resserrent autour de moi, tout le monde me veut du mal ! Même moi puisque je m'inflige une telle douleur. Pourquoi on s'inflige ça? donnez nous directement notre diplôme, on ne peut pas être ce qu'on veut sans passer par la case "j'ai envie de me suicider" ? 

- Non.
- Ok. 

Alors il nous reste encore 10 jours. Dans dix jours, je retourne à Satigny parce que les coquelicots ont poussé et il est hors de question que je n'en touche pas un cette année. Et je reprend la photo, oh oui, promis. Je le vois lui, elle, eux en abondance, à en faire une overdose, je veux les voir à travers la fumée, à travers la lumière des lampadaires, à travers les après-midis remplis de rire. Je veux du temps pour penser, écrire, et manger une tartine. Je veux simplement m'assoir et écouter mon cœur battre ! 

Rentrer quand le soleil se lève, manger à pas d'heure, prendre le train et aller loin, loin et même loin ! 

Tout est éphémère. C'est triste, et ça ne l'est pas en même temps. Parce que si tout l'est, alors la douleur l'est aussi ! Je reviens dans dix jours, la tête pleine de mots à coller ensemble pour créer des textes sans queue ni tête. Mais remplie d'euphorie.

- Salut.
- Ceci n'est pas un Adieu !

dimanche 5 mai 2013

T'es beau

PEAU CONTRE PEAU, AIMER JUSQU’À EN ÉJACULER, PLEURER AUSSI, ATTENDRE, VOIR, AIMER, EMBRASSER, VOYAGER, PARLER, RIGOLER, AIMER, ÉCOUTER, REGARDER, S'EMBRASSER, AIMER ENCORE PLUS, FAIRE L'AMOUR, AIMER, AIMER, AIMER.


Encore, et encore même. Le coeur qui bat plus vite, ça fait mal des fois, des fois ça ne fait pas mal. Quand il est là ou pas là, c'est pas pareil. J'attend juste qu'tu reviennes juste pour me serre fort contre toi, jusqu'à me couper la respiration.

Se foutre du temps, tant que t'es là. C'est le plus important. 

Chaque fois que je te vois, j'me dis que tu es trop bien pour moi. Mais je continue à marcher dans ta direction, parce que dans ces moments, je me fous de toute logique. Tu es là et on se fiche du reste, on se fiche de moi. J'veux juste m'agripper à ta nuque. 

Des moments où tout va si bien, qu'on se croirait sous l'emprise d'une drogue, qui stoppe le temps, qui repousse tout ce qui ne va pas. Même les autres n'existent plus. 
Un petit sourire.


AIMER COMME JAMAIS.




Complaisance



Rien de cosy, tout est froid, et les recoins de cet appartement, et ma peau. Je ne t'aime plus. De toute façon, vous faites trop de bruit. Plus rien ne me plait, non, tout me semble être une épreuve. Je le veux moi, ce quais, ces voies, je le veux ce moment où je vais monter dans le train sans me dire que c'est grave. Regarder défiler les arbres, le soleil reflétant sur le lac. Il m'aveugle mais pas autant que mes putains de larmes qui coulent de mes yeux à mes oreilles, puisque je pleure sur le côté. Position foetale oblige. J'me crois dans les bras de maman mais c'est juste des draps sales où la lumière ne s'est plus posée depuis un moment qui s'enroulent autour de mes côtés.

Pas jolie, idiote et moins bonne que les autres, j'aurais voulu être douée. Faire des petits courts métrage sans aucun sens mais qui reflète mon esprit sans plafond, sans sol, sans coin. Faire mon artiste avec les cheveux au vent, avec des Rayban violettes, des modèles qui marchent dans l'herbe qui ne font que m'attendre, moi, mon retard et mon imagination qui n'a pas de définition. Un sourire, des sourcils froncés, et des photos pour essayer de capturer quelques souvenirs qui ne vaudront jamais ce qu'on en mémorise. Et puis, le rouge à lèvres sur les lèvres, le short taille haute en jeans, le débardeur blanc sans soutiens-gorge. Le soleil qui tape, le soleil qui ne nous veut pas d'mal.

Il ne me reste que mes cernes pour me prouver que je suis encore en vie. Si mon coeur bat, j'en sais rien moi. Si je suis seule, je crois, je sais pas, en tout cas la porte ne s'ouvre que pour laisser passer quelques cris inutiles, qui ne font qu'accroitre ma pression systolique. Ah, finalement je crois avoir un coeur. 

Même quand elle se referme, c'te porte, je continue à la regarder, bêtement, espérant que ça va s'terminer avec amour. Mais rien ne se termine comme on le souhaiterait. Ca se termine plutôt en café renversé sur mes cuisses.

Alors j’attends. C'est un silence complet qui s'installe entre moi et la poussière flottante. Rien ne va changer. A qui de s'adapter ?

Je n'en sais rien. En attendant, café, cigarettes, pastilles aidant à la concentration. A se demander si c'est encore du sang qui circule dans mes veines.

mardi 26 février 2013

Je vous présente ma panique irrationnelle. Panique non fondée.



J'étais dans le bus, pensant, bien trop. J'oubliais que j'étais dans le bus. Et puis...

Et puis, j'ai eu peur. Ma personnalité est entrain de fondre comme un glaçon. Tout est entrain de m'échapper. Je m'ennuie à mourir. Le temps passe vite, et pourtant, je ne fous plus rien.

Et les photos, où sont-elles? J'ai une dizaine de pellicules qui attendent dans de petites boîtes noires. Des photos enfermées qui ne demandent qu'à être développées. Et les balades à Satigny, alors, elles sont où ? Tout ce qui fait que j'étais une fille à robe légère, elle est où Vanessa ?

Et puis je ne cours plus, je ne fous plus rien. Et mes amis? J'ai l'impression qu'ils vont partir. Ou que je vais m'en aller. Ou les deux. Et c'est paniquant, et c'est infondé. 

Et quel bordel se passe dans ma petite tête. J'en ai mal au crâne. Traitez-moi d'idiote et passez-moi de l'acide sur le bout des doigts puisque vous me direz que j'ai tout pour être heureuse. Mais j'ai tout sans avoir rien. Et des mois que je ne sais même plus ce que c'est s'acheter une petite robe et se faire plaisir.

Tout mon argent passe dans ces maudites clopes qui me brûlent les poumons, dans cet alcool qui détruit mon foie. Je fume, je tousse, je cherche et pourtant quelque chose me manque terriblement.

Je me sens comme une merde puisque moi , moi je n'ai pas réussi et que je viens de poser lourdement le cendrier sur mes feuilles de cours. Alors, on préfère ne rien faire à travailler ? 

Tout m'échappe, c'est comme attraper un poisson, ça glisse entre les doigts. Et le pire, c'est que l'issue n'existe pas. Exténuée j'en ai marre de me dire que j'ai besoin de quelque chose. Tout va si vite.

Je veux juste m'assoir dans un coin, dans une énorme couverture. Juste, chut, chut, plus un bruit, plus d'obligation, ni d'addiction. Juste rien. Pas de culpabilité de ne rien faire.

Mettre mes pensées sur pause. Allez, stop.

Mais non. Je ne suis ni jolie, ni intelligente. Je perd mon temps et ce dernier m'a eu; quel fils de pute. Je ne fais rien et pourtant je n'ai le temps de rien. Je n'écris pas, je ne photographie pas, je ne travaille pas. Je ne vois pas.

Mais putain, mais alors je fais quoi ?



mercredi 20 février 2013

Gotye - save me . Je ne peux rien ajouter. Tout est dit, tout est là.

In the mornings
I was anxious
It's better just to stay in bed
Didn't want to fail myself again

(...)

And I could not love
'Cause I could not love myself
Never good enough, no
That was all I'd tell myself
And I was not well
But I could not help myself
I was giving up on living

 (...)

And you gave me love
When I could not love myself
And you made me turn
From the way I saw myself
And you're patient, love
And you help me help myself
And you save me
And you save me
Yeah you save me 

samedi 12 janvier 2013

Si seulement le bonheur était un bon gâteau qu'on pourrait s'partager et manger tous ensemble.

" J'avais raison. 2 semaines et 5 jours. C'est finit.Toutes mes histoires se ressemblent. Elles ont l'aspect d'une idylle qui va quelques part alors que finalement, c'est contre un mur qu'on fonce. "



Mais allez, je suis la fille la plus pessimiste de cette Terre ? Je n'en sais trop rien, car en même temps, j'ai toujours gardé espoirs. Et j'ai bien fait.

Tu sais l'matin tu te réveilles et tu sais que peu importe le temps dehors, qu'il grêle, qu'il pleuve ou que le soleil nous brûle les épaules, ça nous va, car il y a quelqu'un qui est là, qui est là oui ! J'ai tellement placé d'espoirs dans chacune de mes histoires. J'avais l'impression d'aller nulle part. En marchant sur du verre brisé. Mais non, tout n'est pas fatalité, tout n'est pas une généralité.

Toutes les filles ne sont pas des briseuses de cœur et les garçons ne sont pas tous des connards. C'est juste qu'il y a de bonnes et de mauvaises rencontres. On finit par faire la bonne et c'est à ce moment que tout devient clair. Peut être que dans deux semaines je reviendrai ici me plaindre du temps et de mon humeur triste parce qu'on m'aura claqué la porte au nez. Ça m'étonnerait personnellement. Mais quoi qu'il en soit, en attendant, dans deux semaines, ce n'est pas aujourd'hui. Alors on s'en fou, et on profite de tout l'bonheur qui est à disposition, car c'est un immense banquet où chaque plat est une agréable surprise culinaire.

Et le pire, c'est que j'attendais d'écrire de pareilles lignes depuis un an. Et le pire, c'est que j'ai osé m'en vouloir d'être heureuse. Parce que je vois que d'autres ne le sont pas, et ça me brise le coeur. Je veux partager tout ça, je veux le donner ce bonheur, je veux que les gens ressentent ce qu'il se passe sous mes côtes! Mais ce n'est pas possible malheureusement. Si seulement. Mais je fais de mon mieux.

Je m'en veux d'écrire ces lignes, parce que je sais bien que les personnes qui ne vivent pas ça voudront le ressentir et c'est une peine immense pour moi; comme une impression d'avoir envie de vous étaler mon extase juste pour vous rendre jaloux, mais ce n'est pas ça. Parce que j'aime écrire. J'aime écrire quand je suis triste, mais je ne peux pas oublier que j'aime aussi écrire quand je vais bien.

Je le jure, si je pouvais vous faire ressentir ce que je ressens, je n'hésiterais pas une seconde à le partager. Parce que j'ai des amis d'enfer. Et que j'ai passé une soirée tellement chargée émotionnellement qu'elle restera gravé dans le peu de pensées rationnelles que j'ai.

Il y a un an environ, écorchée vive. Je pleurais, je pleurais, je pleurais. Tout avait commencé depuis quelques mois. Et maintenant, maintenant le bout du tunnel.

J'emmerde ceux qui n'ont pas été présents. Je fais l'amour télépathiquement à ceux qui l'ont été. 
Je vous aime.

samedi 29 décembre 2012

Fille à 15 chats que je vais devenir.

L'appartement est jaune et regorge de soleil. Et j'ai raté le plus beau couché de soleil ! Il y avait même de la brume. J'aurais voulu partir me balader. Et même partir tout court. Je suffoque à force d'entendre les mêmes histoires, les mêmes idioties. A voir les mêmes choses. 

La cigarette est mon saleté de réconfort quand je regarde par la fenêtre trop petite de ma chambre. 

Moi j'voulais juste avoir un grand appartement à moi et une baie vitrée. Et une terrasse où les petits déjeuner afflueraient. J'voulais juste déplacer une baignoire dans un champ pour pouvoir y prendre un bain.

Et la photo me manque, me manque tellement. Je ne veux pas donner raison aux personnes qui m'ont dit "ça te passera". Vous pourrez me dire que ça ne coute rien de reprendre, mais si, mais si, je ressens la même chose que l'écrivain devant sa feuille vierge. 

Ce coucher de soleil méritait un modèle nu au beau milieu de nul part ! Je passe le plus clair de mon temps la tête entre les mains à me demander ce que je pourrais faire de fou, juste pour sentir battre mon coeur. 

Et je panique à l'idée de m'éteindre, de devenir rien, de ne pas être assez bien.



lundi 17 décembre 2012

Garçon, t'es chouette, même si tu n'aimes pas la polenta. J'espère que tu souris en ce moment-même !



17.12.12
Couchée sur un lit bien trop vide, bien trop froid. J'me rappelle, j'm'en souviens que je pleurais. Je ne l'aimais pas, on s'en fichait mais c'était se retrouver seule qui était dur. A quoi bon ? à quoi bon se retrouver seule sur un lit inconfortable avec de la musique au loin. On essaie peut être de se convaincre que tout ira bien et qu'au moins on a une relation, peu importe sous quelle forme?

Mais c'est des conneries. Non, on ne tombe pas forcément amoureux comme la plupart des gens, qui n'ont pas vécu ce genre de relation, vous l'affirmerons. Ca arrive, certes. Mais de toute façon, ça arrive tout le temps de tomber amoureux.

Je n'étais pas tombée amoureuse. Mais j'étais seule quand la porte s'est refermée.

Et aujourd'hui? aujourd'hui, un jour comme un autre. On croit que c'est la fin mais il y aura toujours un moment où ça repart et ça va mieux pendant deux semaines. 



27.12.12
Juste deux semaines. Car c'est le temps qu'il faut aux personnes pour qu'elles se rendent compte que je n'en vaux peut être pas la peine. Alors ils partent. Je crois qu'on m'aime éphémère. On m'laisse rentrer et puis on me demande de ressortir.

"Ce n'est pas toi le problème, c'est moi."  La phrase la plus recrachée sur le pas de la porte.

Que ce soit moi, ou que ce soit toi le problème, au final, on s'en fou. Car moi je suis encore là entrain de me demander dans quel bar j'vais finir pour faire semblant d'aller mieux et combien de paquets de cigarettes je vais devoir acheter. Combien de lignes vais-je devoir écrire pour aller mieux.

22:28
DE TOUTE FACON, LA PLAINE EST ASSEZ GRANDE POUR NOUS ET POUR Y MARCHER PIEDS NU. CA PIQUE MAIS QU'EST-CE QU'ON S'EN FOU QUAND LA FIN DU MONDE NE NOUS A PAS EU. IL NOUS RESTE DU LAIT, ALORS C'EST BON. FAIS GAFFE A L'AMOUR, CA NOUS TOMBE DESSUS UN JOUR SANS QU'T'AIES PU RIEN Y FAIRE, C'EST RAPHAËL LUI-MÊME QUI LE DIT. J'AI ÉTÉ SEULE, JE SERAI SEULE, ALORS MERDE, ARRÊTONS DE NOUS FAIRE CHIER LES UNS DES AUTRES, NE PEUT-ON PAS JUSTE OUBLIER LE TEMPS D'UNE SECONDE QU'ON EST CHIANTS? 

De toute façon j'trouverai bien quelqu'un d'assez bête pour apprécier la crétine que je suis.


mardi 13 novembre 2012

KCUF

j'aime ce soleil d'hiver...j'aimerais tant en faire une huile essentiel pour me l'appliquer sr le corps tout entier.  Cette chaleur. cette lumière. Prendre quelques photos de garçon nu avec une douce peau où ce soleil pourrait s'y poser et y rester.
 
Et cette brume hivernale où les rayons percent pour finir sur ta nuque. Une belle période,oui. Une période à s'emmitoufler dans son écharpe de laine ou même se blottir contre toi.
Contre toi, où ton coeur bat doucement, doucement. 
Ces couleurs d'automne sont mon tableau préféré. Je pourrais le regarder pendant des heures et me nourrir de toute la beauté qu'il dégage.

lundi 1 octobre 2012

Quand on est énervé...désolée.

Rien à foutre que vous soyez plus amoureux les uns que les autres. Vous me faites considérablement chier et si j'avais un paquet de fric, y'aurait longtemps que j'aurais foutu le camp. Je déteste chaque bribe de cette ville ainsi que chaque sexe masculin qu'elle ait pu porter. J'vous hais de ne pas m'apprécier parce que je suis quelqu'un de bien et je pense mériter une once de considération aussi fleurie soit elle.

Dans une autre vie, je suis alcoolique, droguée et écrivain. Oui écrivain, car je serais un garçon et je ferais tellement de mal aux filles que j'en aurais rien à foutre. J'en rirais dans les bars avec mes faux copains. Dans cette vie, je suis une fille punie par le karma à cause de ce pauvre connard, j'en suis sûre  !

Casse toi, parce que moi j'peux pas me casser.


Joli commentaire.

En réponse à l'article ci-dessous.


Parce que quand on a été amoureux, on sait que le Paradis il est là, dans cette vie, pas dans une autre monde ou une vie après, juste-là à portée de main mais parfois si insaisissable

lundi 24 septembre 2012

Assise sur le sol, les yeux dans le vide tout en réflechissant.

On s'habitue 
au quotidien
à la douleur physique
aux températures
au décalage horaire
aux gouts
aux voix
aux personnes
aux paysages
à son bordel
à ses trajets
à son boulot
aux coups de putes répétés
à leur écriture
aux horaires de cours
aux lieux
...

Pourquoi on s'habitue à tout et n'importe quoi, sauf...aux chagrins d'amours?

vendredi 21 septembre 2012

QU'IL EST BON ÉCRIRE.


Et tu attends derrière
ton écran
qu'il vienne te parler.
Et il fait de même. 
Il attend bêtement.
Fin.

mardi 18 septembre 2012

Ma passion, mon romantisme, ma sensibilité auront un jour raison de moi !

Ça c'est les conneries qu'on retrouve quand on fouille. Les conneries écrites à 2h09 du matin, très certainement pompette.
Ça c'est le genre de conneries qu'on veut oublier. On est sidéré quand on les retrouve, mais on sait parfaitement de quoi on parlait. Ce qu'on ressentait. Et quelle vérité on ne voulait pas voir...

Je devais être désespérée. L'alcool a du ouvrir de force le tiroir de mes pensées et m'a forcé à écrire, écrire, écrire. J'ai trébuché dessus aujourd'hui. Un peu choquée de ma découverte, cela m'a fait mal au cœur de voir une "moi" aussi tristement passionnée.



Tu sais, je pense que tout était sincère entre nous et que si tu étais près à t'engager, oh que oui j'aurais eu la chance de t'aimer et toi de m'aimer, oui oui oui. Je pense  que tu es quelqu'un de chouette vraiment (...) ce fut un si grand plaisir de partager ton souffle...tu me manques tant toi et tes baisers, toi et tes messages, toi et ton affection. 

Attache-toi à moi, on s'en fou des règles, pas besoin chaque fois de mettre des mots sur une relation. Et si on vivait une relation sans forcément mettre d'étiquette? et si on s'aimait simplement à notre façon, même si ce n'est pas être en couple, qu'est-ce qu'on sen fou ! Tant qu'on est bien. Écoute, regarde, si on vivait simplement nos folies, et qu'on vive en secret, qu'on se retrouve de temps en temps, comme ça, sans personne. Que nos moments soient privilégiés, peut importe du avant et du après. Peu importe toutes ces conneries, toutes les règles du monde. Moi ce que je veux, c'est juste te regarder et puis vivre l'instant présent, juste être là quand je suis la.. et toi être la pour moi. 

Juste profiter d'une belle relation ambiguë, sans limite, sans mots. Juste que nos corps ainsi que nos esprits qui se comprennent comme jamais, car je l'ai ressenti, je te le jure, je l'ai ressenti cette folie, cette passion ! Cette douce tendresse.

Je me fiche de tout en ce moment-même, je donnerai simplement mes reins, tous mes organes et n'importe quoi juste pour que tu puisses partager avec moi mes folies, mes envies, tes folies, tes envies. Je veux juste plusse de ça, plusse de cet attachement, je me fou de ce qu'on vaut, de ce qu'on pense. Je veux juste de si beaux moments privilégiés comme on en a vécu il y a une semaine encore. Ne me mens pas, non, ne me mens pas ! Je sais que tu as adoré ça. Je sais que tu as ressenti ça. (...)  Je veux juste ça, juste ces moments, juste un peu de passion, d'amour, d'amitié et de folie sans limite. 



 
Quand je relis ça, je n'ai qu'une envie, c'est de dire:

" Alala, pauvre Vaness hein. Digne d'une gamine de treize ans ce genre de pensées. "

ou encore, et cela résume encore mieux: 

" Mais lol."

Bien que j'aurai préféré ne pas tomber là-dessus, c'est tout de même pratique d'avoir un souvenir concret de ce genre de période. On arrive à tirer des conclusions et apprendre pleins de choses sur soi-même. J'ai été tellement aveuglée. J'ai été bête aussi. Mais bon, on appelle ça l'expérience. Fallait bien passer par là, non ? 
Et aujourd'hui cette niaiserie qui pue l'alcool et la passion me fait rire. C'est tant mieux non ?
Mais, le meilleur, c'est que maintenant je regarde devant et que je souris à l'horizon. 

dimanche 16 septembre 2012

Juste, stop.



La larme avait coulé jusqu'au milieu de son cou. C'est à ce moment que d'un revers de main, elle la balaya. Elle scrutait chaque minute si quelqu'un avait essayé de rentré en contact avec elle. Mais finalement, elle comprit qu'on ne vivait pas dans un film; ce n'est pas parce qu'elle pleurait que magiquement elle recevrait le message du siècle, celui où il est écrit "je pense à toi", ou une niaiserie de ce genre.

Alors elle fit couler un bain et y plongea toute habillée. Elle ne comprenait pas ce qu'elle tentait de se prouver ou si ce fut juste une folie, un truc à faire sans réfléchir. Grelottant dans son salon, elle réfléchit. Toujours pas de message. Cela signifiait réellement que personne ne lui envoyait une douce pensée? En tout cas, concrètement, personne ne lui envoyait de douce pensée. Les yeux brûlant, elle voulait dormir. Mais dormir signifiait finir cette journée pourrie de la sorte. Elle aurait tant voulu un petit quelque chose qui finirai par l'illuminer, juste d'une étincelle. 

Elle a finit par s'endormir mais s'est réveillée avec le cœur qui cognait tellement fort qu'elle eu de la peine à retrouver une respiration normale. C'était quoi ce bordel ? Elle a bien cru que son cœur allait lui remonter dans la gorge. Qu'elle allait finir par le cracher sur le parquet.

Le lendemain, elle fronçait les sourcils en repensant à sa soirée. C'était étrange. C'était même triste. Beaucoup trop triste. Alors elle s'est mise à rire avec une amie. C'était plaisant et elle se dit: "Voilà, je manque totalement de fous rire, que c'est bon, que c'est bon de rire ! ". 

En rentrant, elle fit le ménage dans sa vie. Tout rangé, tout trié. Tout allait bien. Tout allait si bien que la nuit précédente semblait ne jamais avoir existé. Elle se permit une cigarette et même un petit massage de ses petits pieds potelés à l'aide d'une crème menthe poivrée. Ça sentait bon et puis le soleil était doux. Il traversait les stores de tissu orange ce qui laissait une lumière chaude et rassurante dans le salon tout entier.

Durant la journée, de nouveau, personne n'envoyait rien. Et puis un message, deux, trois. Elle ne sait plus. Mais en tout cas, elle s'en serait passé.

Elle se dit: "Non, mais stop." Alors, elle arrêta de scruter son téléphone et préféra penser au lendemain. Ce sera une autre journée, un nouveau départ. Tout est derrière et elle l'emmerde. Ce qui est devant, elle l’attend avec impatience. Ça ne pourrait être pire. Non ?

mardi 4 septembre 2012

DEMAIN J'AI 20 ANS.
DEMAIN J'AI 20 ANS.
DEMAIN J'AI 20 ANS.
DEMAIN J'AI 20 ANS.
DEMAIN J'AI 20 ANS.
DEMAIN J'AI 20 ANS.
DEMAIN J'AI 20 ANS.
DEMAIN J'AI 20 ANS.



Demain, j'ai 20 ans. Et demain, j’espère, qu'une douce journée ce sera.


" Je crois au bonheur dès qu'il fait clair. "




Juste un son badant qui va avec un texte badant.
 

Du bout des doigts, j'arrachai un petit bout de ma lèvre qui était gercée. Un gout métallique se répandit dans ma bouche mais je n'y prêtais pas attention. J'étais tellement prise par le monologue qui se déroulait dans ma tête:

"Regarde le. J'aime bien ses traits. IL TE REGARDE. Ne le regarde pas. Il ne te regarde plus, vas-y regarde le. Observe. Ouais, ouais, il est bien beau. " 

J'ai arrêté d'écouter cette voix, car un idiot m'a bousculé sans dire pardon. Ça devait faire dix minutes que je ne parlais plus. J'étais tellement loin. J'avais peut être fumé la latte de trop. Et comme toujours, quand je fume et que les autres parlent ensemble, je regarde autour de moi. Je me dis "on ne me parle pas, on ne doit pas réellement m'aimer. Je suis peut être une idiote." Alors je m'allume une cigarette avec l'envie d'écrire. Mes lèvres saignent vraiment. Ce n'est pas grave. Mais suis-je réellement une bonne personne ? Ça me traquasse. Je suis  persuadée que plus d'une fois quelqu'un s'est dit: " Putain qu'est-ce qu'elle est chiante. Putain, elle est égoïste. Putain, elle est vraiment salope." 

C'est donc ça l'image que j'ai de moi? Ça me traquasse. Et mes lèvres saignent ! On ne me parle toujours pas. Ça fait maintenant...putain, onze minutes! J'aurais plutôt cru une éternité. Les gens s'en foutent et je suis sûre que je me vide de mon sang en ce moment. Ma tête tourne. Putain, je suis vraiment conne comme personne. Et mon cœur, mon cœur, mais il est dingue ! Je vais devoir le vomir s'il ne se calme pas.

Vite, quelqu'un qui me rassure. Il est encore là bas. Il me regarde, il ne me regarde plus. Peut être arriverai-je à décrocher un sourire. Bah non. Bon, je regarde mes pieds. Et là, des images, des images. Moi, qui rentre dans ma chambre, et en arrière plan de la musique. Un truc qui bouge et rythme mes pas, ma respiration. Mes sourcils sont froncés et je suis frustrée. Je prend une, deux, et trois valises ! Mes vieilles valises que j'ai achetées en brocante. J'y jette mes robes, mes sous-vêt et mes appareils photos. Mes pulls, mes chaussures et tous mes bijoux. Physiquement, impossible pour moi de les porter - On s'en fou ! C'est dans mon imagination, alors je fais ce que je veux. Je cours à la gare, premier train, j'y suis. JE M'EN VAIS, ET JE M'EN VAIS LOIN DE VOUS. Personne ne m'aime, alors personne je n'aimerai. J’espère que vous pleurerai mon départ.

Mais mes lèvres saignent. Et je ne suis pas partie. Je suis encore là. Personne ne me parle. Mon cœur s'est calmé...Je peux partir si je veux. Mais je n'y arrive pas. J'ai dis un truc. J'ai parlé. On m'a répondu agressivement: "mais c'est bon, j'ai vu ! ". J'voulais juste être sympas et faire remarqué quelque chose. Tant pis. J'écrase ma cigarette et le monde tourne trop vite. Mes paupières clignent au ralentit. Un dernier regard: il me regarde! Je lui souris. 

J'en ai marre. Je lui dis qu'elle n'avait pas à me parler comme ça. Je leur dit qu'ils auraient du prêter un minimum d'attention à moi. Mes lèvres ne saignent plus. Ils sont désolés. Je souris. Ils me sourient. On rigole. 
C'est parti, je suis loin et en plein fou rire, mais loin et en plein fou rire avec eux.

samedi 1 septembre 2012

Nouvel album de Raphaël le 22 octobre. Ô Raphaël, tu m'inspires.

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J'aimerais tellement que quelqu'un comprenne que je suis quelqu'un de bien. Et qui apprécie ma bêtise. Et qu'il me le dise sous la pluie.

J'étais tout devant à regarder Brandon Flowers chanter avec une si jolie voix qu'il m'a emporté le plus loin possible et m'a donné envie d'écrire. Par la suite, j'ai vu Skrillex. Personne ne l'aime, j'ai l'impression. Tout le monde dit que ce n'est que du commerce, mais qu'est-ce qu'on s'en fou. C'est peut être pas le même genre de musique comparée à celles où il y a des paroles sensées, mais qu'est-ce que c'est bon laisser la dubstep et toute cette électronique envahir son corps.

C'est assez intéressants comme on peut passer d'un état à l'autre. On vit certains moments où on fait tout pour s'en sortir tant la douleur nous broie l'intérieur et d'autres où pour rien au monde on aimerait que cela s'arrête. Mais c'est dit et même redit, on est obligé de passé par ces moments noirs, pour mieux apprécier les moments si extasiant. 


De toute façon le bonheur est éphémère. Mais en même temps, le malheur aussi...





Oh! Comme on se retrouve mon clavier, mon amour, toi, toi qui me laisse écrire et m'en aller loin dans mes rêveries. Toi qui me laisse cracher toute mon amertume ou étaler mon bonheur.

Je voulais tant me laisser aller, juste écrire, juste photographier, juste me retrouver en face de mes pensées et de ma créativité et puis, la concrétiser. Mais non, non, j'étais forcée de remplir certaines obligations. Réussir cette année en psychologie. Après des heures de révisions intenses et un recul social quasi complet, je me suis dis: " c'est donc ça aimer ses études.". Un vrai bonheur, je vous l'assure. Élevé à la puisse treize quand j'ai découvert les cours à option que je vais pouvoir choisir.

Bref, on s'en fou. Maintenant, attendez; je vais écrire, tellement écrire. Je vais prendre le temps qu'il faudra. Je resterai des heures à trouver la chanson qui me conviendra pour laisser ma pensée divaguer, se cogner, danser et dire tout ce qui la traverse.

Viens donc à moi, je veux juste une dose d'inspiration dans les veines et j'aimerais retenter l'auto-portrait dans tous les recoins de mon appartement. Voir ce que ça fais. Voir si je m'accepte plus. Ou moins. Ou pas. Ou plus. Rentrer dans un état ou je ne serai  qu'une artiste associal qui passera sa journée enfermée, là à regarder son appareil et scruter la lumière qui se faufile dans la maison. L'apprivoiser et la laisser se poser sur mon corps.

On n'a qu'à faire l'amour au pire. J'aimerais être en plein délire et même écrire en délirant.

Bref, on s'en fou. Juste te regarder me va.

dimanche 5 août 2012

De chouettes moments avec Wiesel !




C'était exquis. C'était beau. Berlin était immense et bourré d'art. Dans tous les coins, dans tous les coins je voyais quelque chose avec lequel j'allais créer un doux souvenir . Le mur me donna envie de peindre et j'ai aimé, du bout des doigts, ressentir la peinture en relief. Chaque quartier me propulsait dans une ville différente. On aurait dit qu'une dizaine de villes dormait dans une seule. 

De plus, l'auberge était remplie de cultures différentes. Rien de plus émoustillant que de devoir changer de langue le temps d'une soirée, juste pour se comprendre. Les cigarettes se sont consommées et je n'ai jamais aussi bien mangé. Les rues n'étaient jamais pleines et le soir, on s'y sentait en sécurité. Amsterdam était encore plus envoutant. Que du bonheur d'observer ces maisons qui semblent fausses mais qui sont bel et bien habitées. L'intérieur était toujours bien décoré. C'était un plaisir sans limite de photographier cette ville. Avec ses canaux et par dessus tout, ce qui me donna du rêve: toutes ces péniches! Je voulais juste y laisser ma valise et rater mon avion pour y rester. Je m'imaginais déjà prendre mon petit déjeuner sur la terrasse flottante et la décorer avec des roses et des tulipes hollandaises. 

Ce fut bien drôle de voir qu'on a atteint le sommet du pathétique en exposant les femmes en petite tenue. On se serait cru devant la vitrine d'une boucherie bon marché. J'aurais voulu ne croiser que des hollandais et aucun touriste. Mais ça ne fait rien, car j'ai profité, profité de toute la beauté qui s'offrait à moi. De toute cette nouveauté et de cette vie qui change de la monotonie de Genève sans couleurs, car je m'y suis trop habituée.

Le retour est bon, car on retrouve ses repères, ses petites habitudes. Mais il est dur aussi. Prendre un paquet de décisions, retrouver le stresse dus aux examens qui se rapprochent. Ces deux dernières semaines étaient une réelle pause sentimentale ce qui a permis à mon moral de pouvoir enfin baisser sa garde sans craindre l'extérieur. Mais maintenant, il faut se réveiller et à nouveau, faire attention à ne plus se blesser.

Ne perdez jamais l'occasion de pouvoir faire une petite escapade. Rien de tel pour se retrouver.

mercredi 18 juillet 2012

Les voleurs de dynamo iront tous en enfer.



Je l'ai vu dans la pénombre de mes rêves. Il était là et la lune coulait sur ses épaules. J'ai émergé de mon sommeil et il m'a dit: "Chut, ce n'est que moi! ". Je n'ai rien dit. Mais j'étais contente qu'il soit là. Ensuite, c'est le trou noir. Je ne pourrais vous dire si ce fut un simple rêve ou si ce fut une de mes nombreuses hallucinations nocturnes.

Je me souviens encore de cette ballade nocturne et des tâches enivrées. Des sourires échangés et même de ma tête qui bascule en arrière, car je me sentais bien. De cette odeur-là, cette odeur bien précise.

J'avais pourtant tout mis dans une boîte! Mais il faut croire qu'elle n'était pas scellée. 



Peu importe, je me fiche qu'elle s'ouvre, je sais que rien ne peut plus m'atteindre. Comment peut-on souffrir quand on trouve deux trèfles à  quatre feuilles, qu'on croise un beau garçon et que les regards sont échangés ? Comment peut-on souffrir quand, en voyant son reflet, on ne se hait pas, on ne se hait plus? Comment peut-on souffrir quand on voit une biche qui s'arrête, qui nous regarde aussi et qui s'en va là-bas, dans les bois?

Comment? Je ne sais pas, justement. C'est pour cela  que je me fiche de tout, faites ce que bon vous semble. Je n'ai qu'une envie c'est de gicler de l'encre sur des milliers de pages, de dire ce que j'ai à dire et de prouver au monde entier que l'amour est plus fort que tout. Il lui arrive certes d'être destructeur mais dans ce cas, pourquoi tout le monde lui cours après, le cherche, le veut? Je suis certaine qu'il n'existe pas un jour où il n'intervient pas dans nos conversations. On veut aimer, on veut être aimer. On sait qu'on peut y laisser notre pensée insouciante et la remplacer par un trou sombre où on tournera en rond, où on pleurera toutes les larmes de notre corps. Et il est si difficile d'en sortir.

Mais on ne peut oublier quel bonheur c'est de voir l'autre respirer pendant son sommeil ou nous sourire. Si seulement on pouvait juste arrêter tout ce bordel, et puis, juste s'aimer. Arrêter de chercher les fines lames qui créeront une hémorragie incurable chez l'autre. Juste s'aimer et profiter du moment présent.

Tu sais, quand tu prends un petit déjeuner en gros pull et petite culotte. Le chocolat est chaud et les croissants sont bons. Le soleil est là.  C'est peut être pathétique, niais, enfantin ou trop innocent ce que je dis ici. Mais qu'est-ce que j'en ai a faire puisque rien ne m'atteint et que tout ce que je veux moi, c'est rester dans cet état , où mon plus grand soucis est de savoir si oui ou non, mon chocolat chaud ne va pas me brûler la langue.

jeudi 14 juin 2012

Mon rêve est de voir une baleine.


Tu sais je me vois déjà sur un énorme bateau. Je me vois scruter l’horizon avec un doux sourire puisque désormais je me sens si légère. Je me retourne, je te regarde. Mais qui es-tu ? 





Oh non mais tu sais, aujourd'hui je me suis levée dans les draps froissés par mes rêves. Ils étaient encore tièdes quand j'ai allumé le four pour y placer mon croissant. J'ai mangé dans un silence total et le soleil me massait les omoplates. Je me réveillais doucement, doucement. Rien de plus agréable. Cette terrasse entourée de flore était un lieu délicieux pour débuter sa journée et je savais qu'elle allait bien se passer. 

J'ai enfilé une légère robe en dentelle et mis ma couronne fleurie. Je suis partie, et j'ai photographié toute la beauté du monde. J'ai cueilli deux, trois ou même quatre coquelicots. Ils ont fané. 

J'ai ouvert la porte. Tu n'étais déjà plus là. Tu étais parti; tellement loin, que je savais bien que jamais je ne te rattraperai. J'ai mis les deux, trois ou quatre coquelicots sur la table. A quoi bon les mettre dans l'eau pour qu'ils reprennent, quand on sait que tout est déjà finit. Je suis tombée sur mon énorme canapé rayé bleu et blanc. Il était face à la baie vitrée. La maison était vide sans toi, sans ton odeur et ton humour qui ne fait rire que les naïves dans mon genre. Je sais bien que tu n'es pas partie par ma faute. Ce n'est pas moi le problème, c'est toujours toi.

De toute façon, vois-tu, mon café est entrain de refroidir en ce moment, alors je préfère le boire et déguster chacune de ses gouttes. Quand la tasse fut vidée comme mon esprit, je l'ai laissée tomber. Juste pour qu'elle se brise. Je l'ai fait parce que c'était la tienne. J'aurais pu marcher dessus afin que chaque morceau me rentre dans la peau et me blesse comme tu l'as fait. Mais je ne l'ai pas fait. Car c'était mes pieds et non les tiens. 

C'est avec un sourire satisfait que je me suis dirigée dans la pièce noire. Quelques négatifs pendaient. D'autres photos séchaient. Je me suis amusée à développer les photos qu'il restait sur ma dernière pellicule. Par la suite je les ai toutes collées contre le mur. Sur ce, j'ai pris ma vieille valise de cuire brun qui sent encore les kilomètres parcourus et j'y ai balancé mes robes et mes petites culottes. Je me suis allumée une cigarette et je suis partie. 

Aucune idée où j'allais terminer. Mais je ne me suis pas retournée.


lundi 11 juin 2012

Une forte douleur dans ma poitrine, je ne sais pas ce que c'est, je ne sais pas d'où cela vient. 


Je vais mieux, tellement mieux. Car je me sur-protège. Je me protège de tout ce qui peut à peine me frôler. Je suis dans un désert sentimental et cela m'importe peu. Ca ne m'interesse plus ces épaules où je peux prendre appuie. Tout ce que je veux, c'est du révélateur, mon agrandisseur, mon Minolta, mon Nikon et une couronne fleurie de coquelicots.

Je me fous de tout, je me fiche de ce qui m'entoure. J'ai passé deux semaines enfermée, dans une bulle, à réviser et ne plus dormir. Les plaisirs ne m'étaient plus du tout familiers. Le soucis c'est que gentiment, maintenant, il faut que je sorte de ma cachette afin de rejoindre à nouveau les gens qui marchent, qui vivent, qui respirent. Qui aiment ? Je n'en sais rien, mais petit pas par petit pas, je m'en approche. J'ai tellement peur. Peur de devoir à nouveau essayer d'arrêter l'hémorragie d'un nouvelle souffrance qui déborde de partout. 

Mais je préfère me dire que tout cela est derrière. Et qu'il ne faut prendre que ce qui s'est bien déroulé. Tant pis pour tout le reste. Le reste, on l'oublie. La partie positive de ces moments, on la garde. On la met dans une boîte à souvenirs avec un sourire nostalgique. On se dit que le meilleur reste à venir.

Cette forte douleur, je crois que c'est parce qu'il me manque. Je crois que tu me manques.

lundi 30 avril 2012

Il me reste la photo. Il me reste l'écriture.




J'suis donc obligée de me rattachée à ça parce que franchement c'est réellement tout ce qu'il me reste. Des bribes de passion. Ce qui n'est ni photo, ni écriture, me lâche. Tout m'abandonne. On me dit oui, puis non. On me donne et dans la seconde qui suit on me retire tout. Absolument tout.

J'en ai tellement marre que j'ai décrété que je ne croirai plus jamais en rien. Ni en l'amour, ni au destin. Rien, rien. Sauf peut être en moi même. Sinon, que le monde aille se faire foutre ! Qu'il me laisse m'enivrer du peu qu'il me reste. Car jusqu'ici j'ai tant donné, tant dépensé, pour ne rien obtenir en retour.

J'avais très envie de me faire percer la langue. Puis j'y ai réfléchis: Ça me coutera trop cher pour ce que ça va me ramener...tiens, ça me rappelle mes histoires sentimentales. Donner pour n'avoir que poussière. Je termine ceci avec quelques pensées négatives mais aussi avec l'espoir que plus rien ne me fera du mal, si je laisse tomber ce qu'on appelle communément l'amour.

dimanche 8 avril 2012

Whereareyou?Whoareyou?



Finalement, tu sais, j'ai découvert quel était mon problème. Et pourquoi je regarde sans cesse autour de moi le regard perdu, le regard inquiet. C'est que simplement je recherche quelqu'un qui me rassurerait. Un regard, ce genre de regard qui vous dit " Tout ira bien, ne t'inquiète pas ". Je peux chercher pendant des heures autour de moi. Je sens que je perd mon temps, car à quoi bon chercher quelque chose qui n'existe même pas. J'en ai besoin, de ce petit regard, de cette fraction de seconde, de ce sourire. De ce côté rassurant.

Certains y ont droit tout le temps. D'autres pas. Je fais partie des autres. Donc je continue à chercher dans la foule voir si je ne le trouve pas. Même si je sais, même si je sais. Ne me le répétez pas, je le sais que c'est idiot.
En attendant profitons de The Perishers.

Oh yeah it's a sunny day !




Mes synapses allaient péter. Elles allaient même exploser. Jamais je ne me suis aussi bien sentie. J'étais en accord total avec la musique. Peut-on dire que la drum'n'bass soit de la musique? Oui, non, peut être j'en ai rien à foutre de la réponse; j'étais bien. On me poussait mais j'avais quand même l'impression d’être toute seule dans cette immense salle. Je serrais sa main de temps en temps pour me rappeler que je partageais ce bonheur. J'évitais tous les regards parce que je savais que le miens était remplie d'alcool. 

C'est assez drôle, parce que dans ma tête fusaient des paroles, des textes et un paquet de choses. Rien de triste, je voulais juste faire "un" avec la musique. Même l'amour me désintéressait. 

Mes synapses éclataient avec l’enchainement de ces sons. Ça partait dans tous les sens. Je fumais comme une alcoolique les yeux fermés. Mais je m'en fou. Je m'en fou, car ces temps je ne me suis jamais sentie autant vivre. Je sens que je suis jeune. Je sens que je suis encore une adolescente qui fait des conneries mais pas trop. Je parle à des inconnus, je bois à en avoir mal au ventre le lendemain, je mange de gros repas à 3h du matin, j’entends les oiseaux en rentrant.

Et le meilleur, fut vendredi matin. Je suis sortie de chez une amie après avoir dormi quelques heures. Il était 11 heures environ et il faisait si beau. Mes pas étaient légers. Ce fut une agréable sensation de se dire qu'on s'est amusée, qu'on a profité et que surtout, ce n'est pas la dernière fois, loin de là.

C'est à ça que je m'accroche pour aller en direction de quelque chose de meilleure. Quitte à passer pour une alcoolique ou quelqu'un d'irresponsable. Je m'en fou, j'en ai rien à foutre.